Une belle reconnaissance pour le projet Limoil’Air et toutes les personnes qui contribuent à mieux comprendre la qualité de l’air à Québec !
Nous sommes heureux de souligner la publication d’un article scientifique dans la revue VertigO, une revue spécialisée en sciences de l’environnement. Cette publication nous donne l’occasion de mettre en lumière le projet Limoil’Air, une initiative de science citoyenne à laquelle RevolvAir est fier d’avoir contribué.
Cette démarche rappelle une conviction qui nous anime depuis le début : la connaissance scientifique ne doit pas être réservée aux spécialistes. Les citoyennes et citoyens peuvent eux aussi jouer un rôle actif dans la compréhension et la protection de leur environnement.
Limoil’Air : des citoyens qui mesurent la qualité de l’air
Lancé en 2021, le projet Limoil’Air est né d’une mobilisation citoyenne autour des enjeux de pollution atmosphérique dans les quartiers du Vieux-Limoilou, de Lairet et de Maizerets, à Québec.
Grâce à l’installation de dizaines de capteurs de particules fines chez des résidents, le projet a permis de recueillir des données environnementales locales et de les rendre accessibles au public.
RevolvAir a contribué à cette initiative en fournissant des outils technologiques de mesure et une plateforme permettant de consulter les données de qualité de l’air.
Mais Limoil’Air va bien au-delà de la technologie. Il s’agit aussi d’une démarche collective, fondée sur la participation des citoyens, le partage des connaissances et le dialogue avec les scientifiques.
Une recherche qui donne la parole aux participants
En 2024, une équipe de chercheuses de l’Université de Montréal a réalisé une enquête sociologique auprès de personnes participant au projet Limoil’Air.
Sara Teitelbaum, Claire Burnel et Manon Boiteux ont contribué à documenter leurs motivations, leurs perceptions de la pollution atmosphérique et les apprentissages réalisés au fil du projet.
Au total, 18 personnes hébergeant des capteurs ont participé à des entretiens.
Le compte rendu publié en 2025 présente plusieurs observations intéressantes :
- 62 % des personnes répondantes ont indiqué avoir acquis des connaissances sur la qualité de l’air grâce à leur participation.
- 100 % des personnes répondantes considèrent que le projet a un impact sur la sphère politique, selon leur propre perception.
- Plusieurs souhaitent une meilleure vulgarisation des données scientifiques, notamment au moyen de cartes, de graphiques et de synthèses accessibles.
Ces résultats proviennent d’une enquête qualitative auprès d’un petit groupe volontaire. Ils permettent de comprendre les expériences des participants, sans prétendre représenter l’ensemble de la population.
L’étude fait également ressortir un défi important : rendre les données non seulement accessibles, mais aussi faciles à interpréter. Certaines personnes ont exprimé un sentiment d’impuissance face aux niveaux de pollution observés.
Ces constats nous encouragent à poursuivre nos efforts pour rendre les informations environnementales plus compréhensibles et utiles.
RevolvAir tente depuis de développer des outils simples et faciles à comprendre tels :
- RepAir : Vulgarisation des données des stations d’analyse de qualité de l’air près de chez vous.
- Analyse des Centres de la petite enfance : Analyse de paramètres environmentaux près des CPE de Québec et Montréal.
Des données pour comprendre, sensibiliser et agir
La science citoyenne ne consiste pas uniquement à installer des capteurs et à accumuler des mesures.
Elle permet aussi de poser de nouvelles questions, de mieux comprendre son milieu de vie et de contribuer aux discussions publiques sur la santé et l’environnement.
Les données produites peuvent alimenter les recherches universitaires, enrichir les connaissances locales et soutenir une réflexion collective sur les enjeux environnementaux.
Les capteurs citoyens ne remplacent pas les instruments de référence des réseaux gouvernementaux. Ils offrent toutefois une source d’information complémentaire, particulièrement intéressante pour documenter les variations locales de la pollution atmosphérique.
C’est précisément cette rencontre entre technologie, recherche scientifique et engagement citoyen qui donne tout son sens à la mission de RevolvAir.
Merci aux chercheuses et à toute la communauté Limoil’Air !
Nous tenons à remercier chaleureusement Sara Teitelbaum, Claire Burnel et Manon Boiteux, de l’Université de Montréal, pour leur travail de recherche et pour l’attention portée à l’expérience des citoyennes et citoyens.
Nous remercions également les personnes participantes, les conseils de quartier et les nombreux partenaires qui ont rendu possible cette initiative.
Chez RevolvAir, nous sommes particulièrement heureux d’avoir pu contribuer à ce projet en mettant la technologie au service de la collectivité.
Voir la science citoyenne susciter des recherches universitaires constitue une belle source de motivation pour continuer à développer des outils accessibles, transparents et utiles à la société.
Notre devoir est de protéger la santé de nos enfants. Cela commence notamment par une meilleure connaissance de l’air qu’ils respirent.
Pour aller plus loin
- Publication scientifique — revue VertigO : Consulter l’article
- Université de Montréal (2025) : Enquête sur les expériences des participant·es du projet Limoil’Air
- RevolvAir : Limoil’Air, un projet propulsé par RevolvAir
Ensemble, continuons à faire avancer la science citoyenne et à mieux comprendre la qualité de l’air au Québec.
RevolvAir.org – La technologie au service de la santé.